PAYSAGES DIVERS

Pierre Ardouvin, Valère Costes, Bertrand Lamarche, Glenda León, Herman de Vries, Paul Pouvreau, Nathalie Wetzel
23.11.2007 au 26.01.2008

Cosa Mentale Le paysage est une invention récente. Né à la Renaissance, en même temps que la perspective, c’est le fruit d’un premier regard profane porté sur l’ici et maintenant. Mais le paysage est également cosa mentale. Ce sont précisément des images mentales enchâssées dans l’image que chacun se fait de la réalité, un mélange de virtuel et de réel, qui sont ici présentés. L’art de Valère Costes explore par exemple le devenir technique de la nature, en créant un authentique herbier de plantes artificielles ainsi que de drôles de robots minimalistes, herbus ou feuillus. Nathalie Wetzel signe quant à elle pour la véranda de la Villa, une installation spécifique faite de photos de paysages perforées jouant avec les effets de transparence et de lumière. Tout sauf bucoliques, les paysages de Pierre Ardouvin font de leur côté résolument écho à la réalité contemporaine : entre artifice et kitsch, ils entérinent la fin programmée de la notion de nature authentique et éternelle. Paul Pouvreau propose pour sa part une installation à base de cartons fonctionnant comme une contre-image, un contretype de la représentation du paysage urbain d’aujourd’hui. En résonance avec la 12ème Biennale de l’Image en Mouvement de Genève, trois vidéos sont également proposées : « le terrain ombelliférique » de Bertrand Lamarche, déambulation d’une caméra subjective à travers un jardin virtuel (30’, 2005) ; « filmnotes » d’Herman de Vries, 8 séquences sur l’eau, les plantes, la forêt, les champs, un film sur l’ambivalence entre le mouvement et la tranquillité ; « cada respiro » de Glenda León, le rêve comme possibilité de construire son propre paysage.

Herman De Vries, " Salix ", 2001, feuilles de 16 espèces de Saule, noms des espèces
Herman De Vries, " Salix ", 2001, feuilles de 16 espèces de Saule, noms des espèces